Ordre des avocats au barreau de Marseille
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INTERVIEW CROISÉE DES REPRÉSENTANTS DE NOTRE PROFESSION : OLIVIER COUSI

 




L’organisation de la 30ème Juris’Cup était une merveilleuse occasion pour rencontrer ceux qui sont à la tête de nos institutions représentatives.

Nous avons ainsi pu échanger avec Jérôme Gavaudan, président du Conseil national des barreaux, Hélène Fontaine, présidente de la conférences des bâtonniers, et Olivier Cousi, bâtonnier du barreau de Paris, pour connaître et comprendre leur engagement dans l’intérêt de notre profession, leur vision d’une nécessaire unité ainsi que leur regard sur le métier d’avocat. L’occasion aussi de les remercier sincèrement pour leur disponibilité qui a rendu possible cette interview croisée.


Olivier 
COUSI 
Bâtonnier du 
barreau de Paris






Cet article est issu du JDB Marseille 
pour le consulter en intégralité, c'est ICI

  



JDB : Vous êtes tous les trois à la tête de nos institutions représentatives.

Que répondez-vous à ceux qui ne comprennent pas pourquoi notre profession est gérée de la sorte, craignant de voir un manque d’unité dans les combats qui peuvent être menés ?

Olivier Cousi : La crise que nous venons de vivre a démontré bien au contraire la force de nos institutions. Elles nous ont permis de traverser la crise en jouant collectif, en ne laissant personne de côté tout en épousant les spécificités de chaque juridiction. A Paris, nous avons ainsi développé un certain nombre d’outils adaptés au quotidien « bouleversé » des confrères, je pense notamment au vademecum institutionnel mis à jour en temps réel 24h sur 24, ou encore au développement d’une offre de formation numérique. 

Ces opérations s’inscrivaient dans la trajectoire de gestion de crise du CNB. Nous avons fait front ensemble. Quant au combat politique que nous avons mené un peu plus tôt contre la réforme des retraites proposée par le gouvernement, il a également démontré que nous savions faire fi des postures et des égos lorsqu’il s’agit de défendre la sécurité de l’exercice et l’avenir des confrères. 

  

La profession d’avocat semble, toujours aux yeux de certains, être fragilisée depuis de nombreuses années et de nombreux combats ont été menés depuis des années.

Quel est celui qui vous a le plus marqué,
et pourquoi ?

Olivier Cousi : Je l’évoquai, le combat contre la réforme des retraites du gouvernement est ancré dans ma mémoire pour longtemps ! Sans doute car je commençais mon mandat, mais aussi et surtout parce qu’il fut l’occasion de grand moment de confraternité. Je pense à notre assemblée générale extraordinaire qui rassembla plus de 1500 avocats, mais aussi aux séquences de manifestation en robe. 

La force de cette mobilisation réside dans la détermination dont nous avons fait preuve pour démontrer la pertinence de notre autonomie. Loin d’être un combat corporatiste, c’est un combat des avocats qui a bénéficié à l’ensemble des Français. 

  

Pouvez-vous nous donner votre vision
de la justice en France et de la profession
d’avocat dans les années à venir ?

Olivier Cousi : L’avocat du XXIème siècle sera un avocat connecté ou ne sera pas. Nous devons relever le défi du numérique, c’est ce qui pérennisera notre profession. Le défi du numérique est complexe, il exige d’une part de donner les moyens à l’ensemble de la profession d’adopter les outils les plus rudimentaires et de l’autre d’accompagner et de stimuler l’innovation. C’est pour cela que j’ai lancé un grand plan numérique, pour que la profession se rejoigne à mi-chemin si j’ose dire : là où la technologie permet de soulager l’avocat des tâches les plus chronophages sans pour autant déshumaniser l’œuvre de conseil ou de défense.  

C’est essentiel car c’est là que réside la capacité de notre pays à faire œuvre de justice pour tous, au quotidien. Le numérique peut nous aider à relever le grand défi de la justice de proximité. A nous de tous faire pour accélérer son développement.

  

Quel message souhaiteriez-vous
délivrer à un avocat qui
prête serment ?

Olivier Cousi : On ne naît pas avocat, on le devient : chaque dossier est une opportunité d’apprendre, ne cessez jamais de la saisir. 

  

Après tant d’années d’expérience et
d’engagements au service de notre profession,
pouvez-vous nous expliquer pourquoi
nous exerçons un des plus beaux métiers ?

Olivier Cousi : Nous avons fait le serment de les défendre tous, qu’importent les raisons, les conditions ou les moyens. Et parce que nous avons fait ce serment nous nous battons chaque jour pour que l’œuvre de Justice soit considérée, comprise et donc respectée. C’est un combat qui exige de la patience, du courage et beaucoup de travail. Nous connaissons de nombreuses déceptions mais nous connaissons aussi les plus grandes joies. C’est un métier exigeant, tant intellectuellement que physiquement mais qui transcende ceux qui l’exercent.

Retrouvez ici les réponses des Bâtonniers Hélène FONTAINE et Jérôme GAVAUDAN

Propos recueillis par
ME Jean-baptiste blanc 

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